
Je n’ai aucune idée de ce qui m’a fait entrer dans ce petit magasin d’art en plein hiver 2012. Pas la moindre explication de ce qui m’en a fait sortir avec une palette d’aquarelle Pébéo et un pinceau à lavis dans les poches. Je ne me souviens pas pourquoi le paysage a toujours été mon horizon.
Je ne sais pas pourquoi, mais je sais comment…
Comment le voyage des pigments change ma perception de notre environnement. De quelle façon mon regard s’affûte face aux formes et aux couleurs qui nous entourent. Apprendre à accepter les nuances vertes des couchers de soleil, le noir profond des sapins et le bleu de la neige. Trouver la lumière dans l’ombre d’un arbre et la préserver sur le blanc du papier.
Mais aussi comment se rater, dénaturer le vivant avec des pinceaux synthétiques, recycler ses ambitions en marque-pages et se consoler dans la beauté d’une nature qui ne se laisse pas capturer.
ru-ben